Retrouver le sens avant « l’agilité à l’échelle » - Olivier My à la Journée Agile 2025

Podcast: Retrouver le sens avant « l’agilité à l’échelle » – Olivier My à la Journée Agile 2025

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Dans cet épisode de « Pyxis – Le Podcast », enregistré lors de la Journée Agile au Palais des Congrès de Liège, Michel Godart retrouve Olivier My coach agile et podcasteur.

Un an après son premier passage au micro, Olivier partage un constat lucide :
avant de vouloir “scaler l’agilité”, il faut revenir au sens, aux bases… et aux humain·es.

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On parle ensemble de :

  • pourquoi l’agilité à l’échelle génère parfois lourdeur et souffrance
  • comment simplifier plutôt que complexifier
  • l’importance de l’intention et du sens au départ
  • la place du leadership, de la responsabilité et du collectif

et de son podcast « Change and Chill », où le changement devient une opportunité humaine

On évoque aussi le feedback rare mais précieux, l’intimité de l’écoute podcast, la diversité des invité·es… et le plaisir sincère des retrouvailles.

Le podcast “Change and Chill” d’Olivier est disponible sur toutes les plateformes. Et sur son site : oyomy.fr
Tu écoutes ? Dis-le-lui. Un message vocal, un commentaire, un mot sincère : ça compte, toujours.

Accessibilité :

Comme toujours, nous proposons une transcription complète pour soutenir l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes et faciliter la traduction.

Écoutez l’épisode en vidéo sur la chaîne YouTube de la Journée Agile (sous-titres FR + traductions NL/DE/EN/ES) : https://www.youtube.com/@journeeagile

  • [00:00:18] Introduction au podcast et contexte
  • [00:00:54] Olivier My lance son podcast
  • [00:01:07] Le soutien des proches dans la passion du podcast
  • [00:01:33] À nouveau speaker à la Journée Agile : quel sujet ?
  • [00:02:05] Pourquoi l’agilité à l’échelle n’attire pourtant pas Olivier
  • [00:02:45] Vulgariser simplement l’agilité à l’échelle
  • [00:03:34] L’agilité à l’échelle : nouvelle mode ou vrai besoin ?
  • [00:04:04] Déclarer « l’agilité est morte » avant d’avoir vraiment appliqué les bases
  • [00:04:32] Quelle a été la réaction du public ?
  • [00:05:34] Ne pas oublier le sens et l’intention de départ
  • [00:05:44] L’élément déclencheur : le constat d’un besoin
  • [00:06:06] Le jargon qui s’accumule — et pourquoi il faut simplifier
  • [00:06:41] Continuité avec son précédent talk
  • [00:06:59] Feedback sur d’autres sessions pendant la journée ?
  • [00:07:28] Retour sur la keynote « intelligence collective »
  • [00:08:42] « Change and Chill » : le podcast et ses invité·es
  • [00:09:38] La valeur humaine au-delà des likes et des statistiques
  • [00:11:00] Diversité et enregistrements en présentiel
  • [00:11:59] Retours des invité·es
  • [00:13:27] Le feedback des auditeur·ices
  • [00:14:29] Le podcast comme média intime et discret
  • [00:15:42] On retrouve le thème agile ?
  • [00:16:23] Où trouver le podcast et le site internet
  • [00:16:51] Appel au feedback vocal et clôture de l’épisode

Introduction au podcast et contexte

[00:00:18] Michel Godart: Bienvenue dans un nouvel épisode « Pyxis – Le podcast », Journée Agile au Palais des Congrès de Liège. J’ai face à moi quelqu’un qui m’a inspiré puis que j’ai manifestement, apparemment, inspiré un petit peu. Et puis là, qui m’inspire à nouveau parce que je vois les résultats de son travail, mais vous allez comprendre, chers auditeurs et auditrices, quand on va arriver plus en détail dans le débat, de quoi je parle. Parce que là, je mets un peu de mystère pour teaser l’arrivée de, de, de, Olivier My. Bonjour.

[00:00:41] Olivier My: Salut! Salut!

[00:00:42] Michel Godart: Tu te rappelles? Premier podcast!

[00:00:43] Olivier My: Tout à fait, c’était à (Michel Godart: Un an) Nivelles, il y a un an, sur ton sofa.

[00:00:48] Michel Godart: Sofa de l’hôtel.

[00:00:49] Olivier My: Oui, c’est vrai, sofa de l’hôtel. Mais je me rappelle de cette expérience-là qui m’a ouvert énormément de perspectives.

Olivier My lance son podcast

[00:00:54] Michel Godart: Parce que tu as lancé ton podcast.

[00:00:55] Olivier My: J’ai lancé mon podcast et là c’est 20 épisodes après, donc un an, 20 épisodes après, on se retrouve l’un en face de l’autre. C’est grâce à toi.

[00:01:03] Michel Godart: Je t’ai contaminé?

[00:01:04] Olivier My: Tout à fait, Tout à fait.

[00:01:05] Michel Godart: Le virus est passé.

[00:01:06] Olivier My: Exactement.

Le soutien des proches dans la passion du podcast

[00:01:07] Michel Godart: Là il y a madame qui est derrière, qui va dire « Ah, c’est à cause de lui », – Rires – tout ce temps.

[00:01:12] Olivier My: En vrai elle le sait déjà parce que, je te rappelle, tu es venu à la maison (Michel Godart: Mais oui) pour enregistrer (Michel Godart: Mais oui) un épisode.

[00:01:17] Michel Godart: Je sais, je sais, je te charrie un petit peu. Mais je me dis « On va un peu le titiller sur cet aspect-là », parce que c’est vrai que nos premiers fans et nos premiers supports sont nos partenaires et nos épouses respectives et que si leur compréhension n’était pas là ce serait parfois difficile de pouvoir tenir nos passions et nos lancées

[00:01:32] Olivier My: Ça c’est sûr.

À nouveau speaker à la Journée Agile : quel sujet ?

[00:01:33] Michel Godart: Alors aujourd’hui, tu es revenu à la Journée Agile, tu étais de nouveau intervenant.

[00:01:37] Olivier My: Exactement.

[00:01:37] Michel Godart: Je vais revenir sur ton podcast après, parce que j’ai envie de te demander plus d’infos, mais on va quand même se concentrer d’abord sur la journée. L’intervention aujourd’hui sur quel thème Olivier?

[00:01:44] Olivier My: Alors le titre de la session, c’était « Retour aux bases, avant l’échelle. Cultiver l’agilité authentique ». Bon c’est un nom un peu long, mais la thématique me paraissait intéressante à amener. Et puis, comme je l’ai dit aux personnes, parce que j’ai raconté un peu de contexte autour de la création de cette conférence, « Parce que je parle d’agilité à l’échelle, mais c’est un sujet qui ne m’intéresse pas particulièrement ».

Pourquoi l’agilité à l’échelle n’attire pourtant pas Olivier

[00:02:05] Michel Godart: Ah bon?

[00:02:06] Olivier My: Et donc j’explique pourquoi. C’est parce que, moi ce thème-là m’inspire « du trop ». C’est à dire c’est trop gros, trop lourd, trop de gens, et derrière trop de douleur et trop de souffrance. Et moi c’est ce que je vois beaucoup, beaucoup de trop. Et donc moi, l’invitation que j’avais derrière ça, et c’est une autre manière d’aborder un sujet, c’est comment est-ce qu’on pourrait faire autrement? Parce que ce thème-là, je pense, est, inévitable d’une certaine manière parce qu’il y a une certaine légitimité derrière le besoin d’agilité à l’échelle. Mais, est-ce qu’on pourrait faire autrement, pour que justement, on réussisse à avoir les résultats qu’on cherche à obtenir tout en ne détruisant pas tout sur notre passage? Et donc la promesse, c’est ça.

Vulgariser simplement l’agilité à l’échelle

[00:02:45] Michel Godart: Comment tu pourrais vulgariser pour quelqu’un qui découvre l’agilité, qui est encore à ses débuts, qui découvre cette capsule, « l’Agilité à l’échelle », comment est-ce qu’on va le résumer pour symboliser de quoi tu parles pour ceux qui ne le comprennent pas?

[00:02:55] Olivier My: Tout à fait. Alors la question qui se pose est: est-ce que cette personne-là, elle sait ce que c’est que l’agilité?

[00:02:59] Michel Godart: On va dire qu’elle part sur (Olivier My: On va dire que oui) quelques bases (Olivier My: Ok), quelques bases.

[00:03:02] Olivier My: Grosso modo, si on considère que l’agilité c’est une manière de fonctionner ensemble dans une équipe, c’est imaginer que l’on a en fait, on a plusieurs équipes ensemble qui vont travailler sur un même produit. Et donc, comment est-ce qu’on fait lorsque il y a plusieurs équipes qui travaillent sur un même projet, un même produit? C’est ce qu’on met derrière « agilité à l’échelle ». Et donc en fait, derrière cette problématique, il y a deux sujets qui sont finalement importants: c’est un sujet de synchronisation, et un sujet d’alignement. Et du coup, comment est-ce qu’on fait? Parce que c’est un vrai besoin derrière.

L’agilité à l’échelle : nouvelle mode ou vrai besoin ?

[00:03:34] Michel Godart: Est-ce qu’il y a des profils qui ne sont pas justement demandeurs, même si c’est « trop »?

[00:03:39] Olivier My: Malheureusement, j’ai l’impression que c’est, entre guillemets, le nouveau Scrum. C’est-à-dire qu’il fut un temps, les gens voulaient aller vers l’agilité et, malheureusement peut-être encore aujourd’hui, mais il y a une vision que l’agilité c’est Scrum et donc tout le monde voulait faire ça. Et puis maintenant il y a une mode de soi-disant on sait faire du Scrum à une équipe donc maintenant faisons plus, donc faisons l’agilité à l’échelle. La difficulté est est-ce qu’aujourd’hui on répond à un vrai besoin?

Déclarer « l’agilité est morte » avant d’avoir vraiment appliqué les bases

[00:04:04] Michel Godart: D’une part, et d’autre part on se dit « Tiens, est-ce que les entreprises déjà en mouvement, elles ont déjà pas du mal d’intégrer la réelle agilité? Puisqu’elles ont même sur certaines le don de se dire: c’est mort ». Mais en fait c’est mort parce qu’ils n’ont peut-être pas compris les bases et mal appliqué les bases, et on est en train de parler d’aller plus loin. C’est ça que tu dénonces (Olivier My: Exactement) quelque part?

[00:04:19] Olivier My: Et c’est pour ça que la conférence que je fais c’est: trois quart de la conférence c’est, en fait on va revenir aux bases. Est-ce qu’on se souvient encore de (Michel Godart: De ce qu’on voulait) ce pourquoi ou voulait (Michel Godart: Ce de qu’on voulait), voilà, de ce qu’on voulait faire, avant de partir sur nos grands chevaux. Donc c’est ça que j’essaye d’amener.

Quelle a été la réaction du public ?

[00:04:32] Michel Godart: Quelle était la perception du public? Est-ce que tu as été étonné? Est-ce qu’il y a eu des questionnements où tu te dis « Ah, je ne m’y attendais pas ou… ». Comment s’est fait l’interaction, est-ce que ça coulait de source pour tout le monde?

[00:04:41] Olivier My: Alors c’est difficile à dire parce que le créneau que j’avais n’était pas le plus simple, moi j’aime bien intervenir le matin, parce que déjà moi je suis plus frais, et les gens aussi. Là c’était le dernier créneau, moi j’avais une énergie qui était différente, je pense que les gens aussi. Néanmoins, pour les interactions que j’ai eues, c’est intéressant parce que, je sens quand même qu’il y a des hochements de tête (Michel Godart: D’accord, donc…). C’est-à-dire que ce que je raconte n’est pas complètement (Michel Godart: Ça parle) désaligné. Je le parle parfois d’une manière un peu extrême, juste pour voir si effectivement ce que je raconte est cohérent. Après, mon extrême n’est peut-être pas le même que tout le monde hein, je suis quand même assez rond comme garçon dans ma manière de parler. Mais je pense qu’il y a une certaine résonance dans la manière accessible que j’essaye d’avoir dans mon discours. Ça veut dire que j’essaie d’amener ça, pas sous l’angle du jargon, mais simplement de parler à n’importe qui qui pourrait être dans un environnement comme ça. Et de rappeler « Mais en fait, c’est ça qu’on cherche à faire au départ ». Si tu avais l’impression ben qu’il y avait quelque chose qui clochait dans ton organisation, peut-être que c’est pour cette raison-là.

Ne pas oublier le sens et l’intention de départ

[00:05:34] Michel Godart: Et c’est peut-être le moment de faire le reset!

[00:05:35] Olivier My: Exactement. C’est peut-être l’occasion de te dire « Mais en fait c’est pas déconnant que j’ai l’impression que ce soit bizarre ce qu’on fait. Peut-être parce qu’on en a simplement oublié le sens et l’intention au départ ».

L’élément déclencheur : le constat d’un besoin

[00:05:44] Michel Godart: Qu’est ce qui t’a permis de faire ce constat qu’il y avait trop? C’est quoi le premier symptôme qui t’est remonté où tu t’es dit « Bah là on est vraiment dans du trop, ça déconne ».

[00:05:51] Olivier My: Il y a, je pense, deux aspects. Le premier aspect, c’est quand je côtoie les gens.

[00:05:56] Michel Godart: Les échanges.

[00:05:56] Olivier My: Les échanges, parce que du coup, il y a plein de gens qui me disent « En fait, ça n’a rien changé. Non seulement ça n’a rien changé, mais il y a encore plus de problèmes maintenant ».

Le jargon qui s’accumule — et pourquoi il faut simplifier

[00:06:06] Michel Godart: Ah ouais, carrément!

[00:06:07] Olivier My: Donc moi je vois ça, et encore plus qu’avant, il y a un jargon supplémentaire qui est arrivé. C’est-à-dire que déjà quand parfois tu mets juste de l’agilité et du Scrum ou peu importe, les gens te parlent avec un jargon qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes, mais par contre ils se parlent entre eux avec un jargon que chacun comprend à sa manière. Et puis après ben ils s’étonnent qu’il y a un résultat qui soit un peu étrange. Maintenant, avec l’agilité à l’échelle, tu as un autre jargon qui se rajoute au-dessus. Et au bout d’un moment en fait, on parle de choses, on ne se comprend plus et on s’étonne que les résultats ne soient pas là. Donc je pense qu’il y a quelque chose autour de: simplifier, simplifier, simplifier. Et si tu te rappelles l’année dernière (Michel Godart: On est assez aligné) quand j’étais venu discuter…

Continuité avec son précédent talk

[00:06:41] Michel Godart: On est assez aligné avec ton premier sujet.

[00:06:43] Olivier My: Exactement. Je venais parler de simplicité et c’est un truc qui pour moi aujourd’hui est d’actualité. Non seulement dans le monde des entreprises, mais d’une manière sociétale. D’une manière sociétale c’est ça qu’on cherche à faire, faire moins, faire mieux, plutôt que de chercher toujours à faire plus.

[00:06:56] Michel Godart: En fait, tu restes cohérent Olivier. Tu es hyper cohérent et aligné.

Feedback sur d’autres sessions pendant la journée ?

[00:06:59] Olivier My: Ben on essaye en tout cas – Rires

[00:06:59] Michel Godart: Ça c’était sur ton intervention, mais tu as participé aussi à d’autres ateliers, tu as profité un peu de la journée, tu as eu le temps?

[00:07:07] Olivier My: Moi je suis arrivé en fait à Liège hier soir.

[00:07:09] Michel Godart: Ah oui, donc ça va, tu avais le temps?

[00:07:11] Olivier My: Donc j’avais le temps, mais il s’avère que j’ai travaillé ce matin.

[00:07:13] Michel Godart: Mmmmhhhhh, ok.

[00:07:14] Olivier My: Donc malheureusement, j’ai pas pu assister à de belles conférences qu’il y avaient ce matin. Il y avait Lyssa Adkins en introduction, donc ça vraiment, j’ai vraiment loupé ça. Par contre, j’ai eu la keynote de l’après-midi qui était, je trouve, très intéressante sur l’intelligence collective.

Retour sur la keynote « intelligence collective »

[00:07:28] Michel Godart: Qu’est-ce qui t’a marqué?

[00:07:29] Olivier My: Sur cette session-là, il y a un terme qu’il faudrait que je regarde, là, sur mon téléphone. C’est un terme que j’ai noté parce que je prends rarement trop de notes, je préfère être connecté avec la personne, mais il y a un terme qu’il a utilisé que je trouve intéressant, sur les différents types d’intelligence collective, les différentes manières de faire les choses. Je ne me rappelle plus du mot, mais je me rappelle du sens (Michel Godart: De l’idée, voilà) qui est intéressant, c’est: comment est-ce qu’on peut gérer un groupe à résoudre un problème. Et il y avait le mode en fait naturel qui émerge des groupes c’est: on centralise, il faut qu’il y ait quelqu’un qui dise « Où est-ce qu’on va, etc » donc c’est un peu le mode naturel qu’un groupe peut avoir. Et le deuxième mode, qui est en fait le mode des fourmis, qui, en fait, se coordonnent par rapport à ce qui a déjà été fait. Ça veut dire que je sais ce que je dois faire parce que je regarde ce qui a été fait.

[00:08:18] Michel Godart: Et on est dans de l’incrémentation.

[00:08:19] Olivier My: On est dans, effectivement de L’incrémental. Et moi, du coup, on va dire qu’on fait les connexions qu’on a envie de faire, et moi je suis très Kanban, je suis très flux, et donc ce qui est important c’est pas le titre que tu as, mais c’est en quoi tu contribues à la production de valeur telle qu’elle est.

[00:08:33] Michel Godart: Et apporter ta pierre à l’édifice.

[00:08:34] Olivier My: Exactement. Et du coup, on parle de leadership derrière, de responsabilité et de prise en main, finalement de son avenir et de ce en quoi on contribue.

« Change and Chill » : le podcast et ses invité·es

[00:08:42] Michel Godart: Tu m’as dit, ben apparemment je t’ai inspiré, tu as lancé ton podcast, j’y ai participé.

[00:08:45] Olivier My: Exactement.

[00:08:45] Michel Godart: J’ai vu et j’ai écouté des interviews que tu fais, qui sont parfois d’une heure mais qui sont mais: waouh, inspirants! Des gens, mais… Comment tu les trouves?

[00:08:52] Olivier My: Comment je les trouve?

[00:08:53] Michel Godart: C’est quoi ta recette magique Olivier? Parce que ça je veux bien le partage!

[00:08:56] Olivier My: Bah des fois il suffit de discuter avec les gens au détour d’une porte d’un événement, et de voir ce qui fait que, dans leurs yeux, il y a cette petite étincelle d’une passion. Moi c’est ça que j’ai toujours voulu faire passer et c’est ce qui a fait que je t’ai interviewé aussi, parce que je vois, les personnes ne le voient pas parce que là c’est de l’audio, mais quand tu es en face de moi, je vois cette étincelle dans tes yeux et je trouve que c’est quelque chose qui mérite d’être partagé. Et donc en fait, la plupart des gens que j’ai interviewés sont des gens qui, un jour, au détour d’une conversation.

[00:09:25] Michel Godart: Ont une passion.

[00:09:26] Olivier My: Ont une passion, ont quelque chose. Mais qui dit passion dit pas un truc extraordinaire, c’est juste que: quand elle parle de quelque chose, on sent qu’il y a quelque chose qui se révèle en eux.

[00:09:36] Michel Godart: Ouais, le cœur s’y met

La valeur humaine au-delà des likes et des statistiques

[00:09:38] Olivier My: Exactement. Et donc c’est ça les personnes que je viens chercher, et que je continue à chercher, parce que je pense que n’importe qui, il y a pas besoin d’être une personne qui a X millions d’abonnés pour avoir quelque chose à dire qui va résonner avec quelqu’un d’autre. Moi, c’est ça que je veux dans ce podcast-là, c’est que n’importe qui a cette capacité à pouvoir s’exprimer, et à partager, et à résonner avec d’autres.

[00:09:56] Michel Godart: On en a parlé hein? Tu as des gens qui sont là en train de regarder combien de likes j’ai sur TikTok, ou Facebook ou (Olivier My: Exactement) LinkedIn. Combien de followers j’ai, combien de statistiques de podcast j’ai (Olivier My: Tout à fait). Et en fait, parfois je dis « Mais tu sais, il suffit d’une personne qui te fait un mail et qui te touche aux tripes parce qu’il prend le temps de t’écrire et que sa vie est courte et qu’il a pris dix minutes pour t’écrire. Mais quel beau cadeau! Un like, ça prend 1/1000 de seconde, la personne t’oublie dans la seconde qui suit (Olivier My: Tout à fait), ça n’a aucune valeur. Et on l’oublie trop souvent.

[00:10:20] Olivier My: Exactement.

[00:10:21] Michel Godart: Quelqu’un qui t’écrit une évaluation, il te sort une tartine de cinq phrases où il a pris le temps de réfléchir et de te faire des compliments. Mais ça vaut quoi par rapport un like? Ça n’est pas comparable.

[00:10:30] Olivier My: Il n’y a rien d’humain dans tout ça, et je pense qu’on l’oublie. Et moi en tout cas, ce que j’ai découvert dans le podcast, c’est grâce à toi, c’est le moment qui est passé. C’est à dire que, moi finalement ce que je partage, c’est le résultat de ce qui s’est passé. Mais moi je vis vraiment une expérience avec les gens parce que le choix que j’ai fait, qui est une contrainte, contrainte, peut-être que j’ai eu par toi d’une manière ou d’une autre, mais je trouve ça intéressant, c’est que par exemple dans mes épisodes de podcast, à l’heure actuelle, les gens ne l’ont pas remarqué, mais il y a une femme, un homme, une femme, un homme, une femme, un homme dans chaque mois…Et…

Diversité et enregistrements en présentiel

[00:11:00] Michel Godart: Tu t’es rappelé de ma fameuse proposition (Olivier My: Tout à fait): « soyez diversifié et inclusif ».

[00:11:03] Olivier My: Et c’était intéressant pour moi de faire cet exercice-là, et il y a aussi une volonté de ma part de le faire en physique. C’est-à-dire que les 20 épisodes que j’ai faits, donc là j’en ai 28, en réalité là, ils ont tous été faits en physique sauf une personne. C’est juste que la personne est à l’île Maurice (Michel Godart: Ouais là c’est un peu compliqué) c’était peu plus dur. Mais la plupart du temps, je les fais en déplacement où la personne est venue, ben toi tu étais venu chez moi (Michel Godart: Exact). Et je trouve que c’est ce qui nous redonne un petit peu de connexion, de proximité, et le podcast aide énormément à ça.

[00:11:32] Michel Godart: C’est une des raisons pour lesquelles je ne donne aucune formation en ligne. Moi je veux les formations en présentiel pour faire communauté, pour faire cet échange, pour faire ce lien, ce contact qui est humain et qui est nécessaire, et qu’il ne faut pas oublier. Ça me rappelle que sur mon profil LinkedIn, j’ai toujours mis « Chasseur de passion », je crois que je vais jamais l’enlever en fait (Michel Godart: Mais tu as raison) c’est vraiment ce qui nous réunit.

[00:11:49] Olivier My: Un vrai passionné et tu as développé d’autres passionnés derrière toi. Donc merci à ça, parce que ça m’a rappelé en fait le plaisir que j’ai à interviewer des gens et à révéler des personnes.

Retours des invité·es

[00:11:59] Michel Godart: Quels sont les retours que les gens te donnent? C’est quoi leur vécu: à la fois quand ils viennent au micro, mais peut être aussi d’auditeurs, auditrices?

[00:12:05] Olivier My: Ok, parce que justement, il y a les interviewés qui ont tendance à me dire qu’ils n’ont pas vu le temps passer, parce qu’il s’avère que, comme j’en avais discuté avec toi, j’ai décidé de faire des épisodes longs. Moi, ils font à peu près 1h30, voire 1h45 en terme d’enregistrement mais ça tourne toujours entre 1h et 1h30. C’est un choix, mais c’est un choix qui pour moi est conscient (Michel Godart: Et assumé). Et assumé parce que les épisodes, tels que je cherche à les faire, c’est qu’il y a environ une demi-heure de vraiment de connaissance de la personne, avant d’aborder finalement le sujet qu’on voulait. Parce que ben selon le sujet qu’elle va aborder, ben qui elle est va totalement changer la couleur de la manière dont ça va être transmis.

[00:12:40] Michel Godart: Nous sommes bien d’accord, c’est le référentiel, c’est le côté légitime de l’approche.

[00:12:43] Olivier My: Exactement. Et donc ce parcours-là, la plupart du temps, les gens me disent je me suis vraiment senti écouté parce que les questions qui sont arrivées ont été naturelles. Et je leur dis « Bah en fait, c’est parce que je m’intéresse vraiment à ce que tu racontes, je ne suis pas là pour un truc marketing de je ne sais pas quoi ».

[00:12:58] Michel Godart: Ou pour faire du présentiel sur LinkedIn.

[00:13:00] Olivier My: Ouais c’est ça. Moi en fait, si je suis avec toi, c’est comme si on était à un café et que je te posais des vraies questions d’intérêt parce que j’ai une curiosité. Et en fait, il n’y a pas de préparation, ce qu’il faut savoir, c’est que je parle pendant 1h30 avec quelqu’un, il n’y a pas de préparation. Pourquoi? Parce que j’ai besoin juste de la première question que je vais lui poser, parce que le reste va être une conversation telle que je l’aurais eue si vraiment on s’était posé pendant 2h avec quelqu’un. Donc ça, c’est les premiers retours que j’ai. Et d’auditeurs ou d’auditrices, quand j’en ai, parce que, en vrai.

Le feedback des auditeur·ices

[00:13:27] Michel Godart: C’est plus dur hein?

[00:13:28] Olivier My: Ouais, mais je pense que j’ai vraiment un truc que je transporte avec moi, parce que même quand je suis en conférence, là ici, il y a très peu de gens qui viennent me voir. Alors voilà, je ne discuterai pas des raisons parce que, en vrai je n’en sais rien. Mais quand j’ai des retours, les retours sont intéressants parce qu’ils révèlent la valeur du moment passé avec la personne. C’est-à-dire que toi d’ailleurs, c’est intéressant, c’est que l’épisode qu’on a fait ensemble a résonné chez des personnes que je connais, qui m’ont envoyé un message et je vous ai mis en contact.

[00:13:53] Michel Godart: Ouais, c’est vrai.

[00:13:54] Olivier My: Tu te rappelles? Et donc c’est quand on voit qu’il y a des vraies connexions comme ça qui se font, que tu te dis « Rien que pour cet épisode, ça valait la peine de le faire » parce que tu sens que (Michel Godart: C’est un cadeau en fait). C’est ça, tu as contribué à quelque chose et je trouve que, rien que ça, ça vaut tout l’effort qui est nécessaire. Par contre, ce que j’ai appris, et que je trouve intéressant, c’est que si moi j’ai pas forcément beaucoup de retour, en vrai c’est pas si grave, ça l’est un peu parce qu’il y a quand même de l’effort à faire quand même mais… Ben par contre, les gens qui ont fait l’interview, eux ont eu des retours (Michel Godart: Ben clairement). Et même quand ils s’en souvenaient pas ou qui s’en rappelait pas, bah en fait il y a des gens qui sont allés les chercher. Moi rien que pour ça, c’est de me dire (Michel Godart: Tu as eu un impact) « Voilà, ça méritait d’être fait », exactement, ouais

Le podcast comme média intime et discret

[00:14:29] Michel Godart: Ouais, c’est ça. Et puis il ne faut pas oublier que le podcast c’est quand même un format très particulier. Les gens, quand ils veulent faire un like sur Facebook ou un LinkedIn, ils savent très bien que tout le monde va voir qu’ils ont réagi « sur » (Olivier My: Oui), et donc c’est se dévoiler.

[00:14:41] Olivier My: Exactement.

[00:14:41] Michel Godart: Quand tu es dans le podcast, et c’est la magie du podcast, on m’en parlait récemment et c’est pour ça que j’y fais référence. En fait tu écoutes ça dans ta voiture, dans un endroit avec des oreillettes, c’est un peu intime, voire très intime (Olivier My: C’est vrai), et personne ne sait qu’est-ce que tu écoutes comme podcast. Ou ne trace ce que tu écoutes, à moins que tu ailles faire un like sur un podcast (Olivier My: Ouais c’est ça) sur les réseaux sociaux et on revient dans la boucle. Mais je veux dire, à la base, c’est assez anonyme.

[00:15:06] Olivier My: C’est marrant hein?

[00:15:07] Michel Godart: Et je crois que c’est aussi pour ça que c’est très difficile d’obtenir du feedback des auditeurs et auditrices, parce que c’est ce qu’ils ont choisi comme média, pour une de ces raisons là aussi.

[00:15:14] Olivier My: Ouais c’est vrai, c’est intéressant.

[00:15:15] Michel Godart: C’est avoir l’intimité de se dire « Je suis incognito, je suis la petite souris qui vient se glisser dans la conversation et personne ne sait que je suis là. Si je réagis, ma souris, elle se dévoile ».

[00:15:25] Olivier My: Ouais c’est intéressant et c’est vrai que ça me rappelle certains retours, quand même que j’ai, qui sont: « Je t’écoute quand je suis dans mon trajet en voiture et quand je suis seul à écouter parce que, ben effectivement, ça me permet d’avoir un trajet où le rythme fait que ça convient à la personne ». Mais c’est vrai que souvent c’est quand ils sont seuls.

On retrouve le thème agile ?

[00:15:42] Michel Godart: Alors, le podcast, est-ce qu’il reprend des conversations agiles? Et ça sera ma dernière question, on va clôturer tout doucement (Olivier My: Des conversation agile, oui…) elle sont au quotidien, c’est ton métier?

[00:15:49] Olivier My: Et non. Parce qu’en fait, ce qui m’intéresse c’est pas l’agilité au sens technique du terme. Le thème c’est « Change and chill », c’est comment est-ce que le changement peut avoir un impact positif dans notre vie? C’est comment on passe de la décision à l’action pour construire un avenir qui nous ressemble. Et en vrai, on fait tous ça dans notre vie, agile ou pas agile. Et je pense d’ailleurs que ça pourrait être intéressant d’arrêter de parler de ça, d’agile ou pas d’agile, mais vraiment de parler de ce qui est important pour nous.

[00:16:14] Michel Godart: Des relations humaines.

[00:16:15] Olivier My: Des relations humaines, des décisions que l’on prend, des décisions de ne pas agir parfois, tant qu’elles sont intentionnelles et qu’elles nous permettent de nous réaliser dans le futur.

Où trouver le podcast et le site internet

[00:16:23] Michel Godart: C’est inspirant, ton feedback est inspirant. Et je voudrais encore une fois te remercier, moi je suis personnellement très, très, content de te revoir effectivement de visu.

[00:16:30] Olivier My: Plaisir partagé.

[00:16:31] Michel Godart: On rappelle aux auditeurs et auditrices que ce feedback se termine aujourd’hui, mais qu’on peut suivre ton podcast, il est sur toutes les bonnes plateformes. Rappelle-nous (Olivier My: Tout à fait) le nom du podcast.

[00:16:39] Olivier My: « Change en chill ».

[00:16:40] Michel Godart: Et Olivier My tu as un site internet!

[00:16:42] Olivier My: Tout à fait, donc c’est Oyomy : o.y.o.m.y point fr. Et puis vous trouverez toutes les infos dessus, à la fois sur ce que je fais, sur le podcast, et sur plein d’autres choses.

Appel au feedback vocal et clôture de l’épisode

[00:16:51] Michel Godart: Et dans ton podcast, comme dans le mien, il y a un lien vers un « Voicemail » et on peut laisser un message vocal (Olivier My: Exactement), donc n’hésitez pas. Vous avez entendu, un petit feedback à Olivier, ce serait quand même sympa de lui dire « Ouais, j’aime ton podcast, j’aime ce que tu fais ». Les filles, les garçons, là, laissez-vous aller, allez, allez, un petit feedback, ça ne coûte rien. Vous pouvez vous écouter autant de fois que vous voulez avant de l’envoyer, vous mettez votre mail, vous l’envoyez, ça peut rester incognito, ‘on gardera ça entre nous, on ne le dira à personne’, et vous pouvez donner votre feedback. A bientôt, pour de nouvelles aventures podcast.

Via Blubrry :