Annick Van Damme, Michel Godart et Jonas Benazzi à la Journée Agile 2025

Podcast : Conduite du changement, écouter et impliquer avec Annick Van Damme – Journée Agile 2025

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Que devient la conduite du changement lorsque l’on commence par regarder les personnes avant les méthodes ?

À l’occasion de la Journée Agile à Liège, Michel Godart et Jonas Benazzi rencontrent Annick Van Damme, consultante spécialisée dans la conduite du changement et partenaire du cabinet 37.5.
Derrière son regard sur l’agilité se trouvent trente années de carrière en entreprise, l’expérience de transformations vécues de l’intérieur et une curiosité intacte pour de nouvelles façons de travailler.

La conversation part du feedback d’une journée et glisse progressivement vers une question plus profonde : comment accompagner un changement sans oublier celles et ceux qui devront réellement le vivre ?

Il est question d’agilité, d’écoute, d’implication des équipes, de management du changement, de méthode ADKAR, mais aussi de ce que l’expérience apprend… et de ce qu’elle oblige parfois à réapprendre.

Une rencontre où les méthodes comptent, mais où le terrain et l’humain ne cessent de reprendre leur place.

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Questions clés de cet épisode :

Pourquoi est-il utile de connaître à la fois la gestion de projet classique et la gestion de projet agile ?

Pour Annick Van Damme, travailler avec les personnes suppose de comprendre le référentiel dans lequel elles évoluent. Elle explique que la conduite du changement peut accompagner différents modes de gestion de projet et que connaître leur fonctionnement permet de contribuer plus efficacement.

Écouter / lire ce passage : [00:04:26]

Quels sont, pour Annick Van Damme, les fondamentaux de la conduite du changement ?

Annick Van Damme définit le change management comme l’accompagnement du volet humain du changement. Elle souligne notamment l’importance d’impliquer les personnes dans l’émergence de la solution : cette participation peut favoriser l’engagement et éviter d’arriver uniquement avec une solution déjà construite.

Écouter / lire ce passage : [00:07:39]

Quel est le principal défi des leaders et managers lorsqu’ils doivent conduire un changement ?

Pour Annick Van Damme, le défi est de tenir compte des personnes et du facteur humain. Selon son expérience, écouter et chercher à comprendre les personnes permet de mieux avancer avec elles dans le changement.

Écouter ce passage : [00:10:14]

De quelle expérience professionnelle Annick Van Damme est-elle particulièrement fière ?

Elle cite une mission menée au sein de la filiale allemande du groupe Thule. Au-delà de la réorganisation à accomplir, elle insiste sur l’ouverture, la collaboration avec l’équipe et les échanges avec des collègues dans plusieurs pays. Elle décrit cette réussite comme un travail dans lequel l’accompagnement a fonctionné dans les deux sens. Écouter ce passage : [00:12:21]

Comment Annick Van Damme caractérise-t-elle l’approche ADKAR dans la conduite du changement ?

Elle la présente comme une approche structurée et progressive qui fournit à l’entreprise des références et un langage communs. Elle évoque notamment la sensibilisation à la nécessité du changement, l’implication des personnes et l’engagement des équipes, tout en rappelant que l’application doit s’adapter à la réalité de chaque entreprise.

Écouter ce passage : [00:14:46]

Séquençage :

  • [00:00:18] Journée Agile à Liège : présentation de la rencontre avec Annick Van Damme
  • [00:00:41] Qui est Annick Van Damme et qu’est-ce qui l’anime ?
  • [00:01:49] Réussir ses relations : une valeur qui traverse vie professionnelle et personnelle
  • [00:02:01] Quel est aujourd’hui le métier d’Annick Van Damme ?
  • [00:02:34] Depuis quand exerce-t-elle comme consultante ?
  • [00:02:40] Expérience, collaborations et rencontres dans cette nouvelle activité
  • [00:02:57] Quel impact cherche-t-elle à avoir ?
  • [00:03:06] Qu’est-ce qui lui donne de l’énergie dans son travail ?
  • [00:03:45] Une première participation à la Journée Agile
  • [00:03:52] Le Cercle de Wallonie à l’origine de cette découverte
  • [00:04:26] Gestion de projet classique et agile : pourquoi connaître les deux référentiels ?
  • [00:04:41] Qu’attendait-elle de la Journée Agile ?
  • [00:04:50] Philosophie, neurosciences et premières découvertes de la journée
  • [00:05:25] Le regard d’Annick sur les conférences et les apprentissages
  • [00:06:05] Voir concrètement comment on travaille en mode agile
  • [00:06:41] Une curiosité et une envie d’apprendre qui restent intactes
  • [00:06:46] Le bilan d’Annick sur sa première Journée Agile
  • [00:07:05] Un autre changement du jour : participer à son premier podcast
  • [00:07:17] Sortir de sa zone de confort quand on accompagne soi-même le changement
  • [00:07:39] Quels sont les fondamentaux du change management et leur lien avec l’agilité ?
  • [00:07:55] Impliquer les personnes dans l’émergence de la solution
  • [00:08:12] Parties prenantes, engagement et solutions construites avec les équipes
  • [00:08:51] Trente années de carrière en entreprise
  • [00:08:57] L’expérience comme école du changement
  • [00:09:13] Réorganisations et transformations dans les grands groupes
  • [00:09:43] L’humain doit-il s’adapter à l’outil… ou l’outil à l’humain ?
  • [00:10:14] Quel est aujourd’hui le principal défi des leaders et managers face au changement ?
  • [00:10:31] Qu’est-ce qui rend le facteur humain si complexe ?
  • [00:10:42] Peut-on insuffler une culture d’entreprise sans commencer par écouter ?
  • [00:10:55] Une expérience de transformation chez Thule en Allemagne
  • [00:11:33] Le changement dans un environnement multiculturel
  • [00:12:04] Partager l’information entre plusieurs pays et plusieurs équipes
  • [00:12:21] De quelle réalisation Annick est-elle la plus fière ?
  • [00:12:28] Embarquer une équipe autour d’un problème à résoudre ensemble
  • [00:13:30] Son expérience pourrait-elle désormais en inspirer d’autres ?
  • [00:13:43] L’envie de transmettre ce qui a été appris au fil de la carrière
  • [00:13:59] Connaître ses compétences… et apprendre à les raconter
  • [00:14:14] La méthode ADKAR comme cadre structuré de conduite du changement
  • [00:14:46] ADKAR : une approche systémique, structurée et progressive ?
  • [00:15:26] Comment créer l’envie de devenir partie prenante du changement ?
  • [00:15:55] Après trente ans de carrière, continuer à apprendre
  • [00:15:59] De la direction financière à l’intelligence collective et au codéveloppement
  • [00:16:20] Expérience, transmission et confrontation des points de vue
  • [00:16:55] Adaptabilité et valeur de l’expérience intergénérationnelle
  • [00:17:38] Le mot de la fin de Jonas Benazzi
  • [00:17:44] Clôture du dernier podcast de la Journée Agile
  • [00:18:01] Remerciements à Pyxis et à l’équipe de la Journée Agile
  • [00:18:15] Conclusion de l’épisode

Transcription :

Journée Agile à Liège : présentation de la rencontre avec Annick Van Damme

[00:00:18] Michel Godart: Bienvenue pour un nouvel épisode « Pyxis – Le podcast », nous sommes aujourd’hui le 23 mai à Liège au Palais des Congrès, c’est la Journée à Agile. Et aujourd’hui je suis en compagnie de Jonas Benazzi que vous avez entendu dans une interview précédente, et j’ai une charmante personne devant moi avec qui j’ai décidé de faire une petite interview feed-back de la journée. Alors je ne vous connais pas, on s’est juste croisé, Je sais juste que vous vous nommez Annick, c’est correct ?

[00:00:40] Annick Van Damme: C’est tout à fait ça : Annick Van Damme.

Qui est Annick Van Damme et qu’est-ce qui l’anime ?

[00:00:41] Michel Godart: Annick Van Damme, enchanté Annick. Et vous savez que dans l’agilité, il y a quelque chose qui est très important, c’est la culture du feedback. Et bien dans cette petite capsule de podcast qu’on va faire ensemble, je vais récolter votre feedback sur votre expérience de votre journée, de votre vécu, ce qui vous a inspiré, ce qui vous a plu, ce qui vous a moins plu, ce qui vous a étonné peut-être. Mais avant, on va commencer par vous présenter un petit peu. Moi, j’ai envie de savoir qui est devant moi, quelles sont vos passions, qu’est-ce qui anime votre cœur, qu’est-ce qui vous donne de l’énergie? Si vous deviez vous présenter à quelqu’un, qu’est-ce que vous diriez de vous?

[00:01:07] Annick Van Damme: On m’a demandé qui je serais sans mon parcours professionnel, et bien c’est la question la plus compliquée que j’ai parce que, par exemple, le boulot c’est quelque chose qui a toujours eu beaucoup d’importance pour moi, c’est quelque chose dans lequel j’ai pu me réaliser, dans lequel j’ai pu me dépasser, j’ai rencontré énormément de personnes. C’est un des ingrédients principaux, tout en ayant une vie de famille avec : un mari, deux enfants, deux petits enfants maintenant aussi. Ils ne sont pas tous regroupés mais je veux dire, pour aller plus vite, ils sont tous dans un environnement pas très loin, on est assez proche les uns des autres et on se voit régulièrement. Et ça c’est un deuxième critère qui est important pour moi, c’est de réussir les relations avec les personnes, que ce soit avec la famille ou avec les collègues, ou avec les amis aussi, très important pour moi.

Réussir ses relations : une valeur qui traverse vie professionnelle et personnelle

[00:01:49] Michel Godart: C’est joliment dit ça. On m’a rarement dit, dans 1400 podcasts que j’ai mis en ligne, que son talent c’est de réussir ses relations, c’est très beau, c’est très, très, bien dit.

[00:01:58] Annick Van Damme: Je ne sais pas si c’est un talent, mais en tout cas, c’est quelque chose qui a de l’importance pour moi.

Quel est aujourd’hui le métier d’Annick Van Damme ?

[00:02:01] Michel Godart: Oui, qui vous anime, on le sent bien. Et c’est quoi votre métier tous les jours?

[00:02:04] Annick Van Damme: Là maintenant, je vais dire, je suis consultante, je suis partenaire du cabinet Trente Sept Cinq / 37.5, un cabinet de conseil et d’exécution de stratégie. 37.5 c’est la température idéale du corps, et on veut imprimer cette température à la vie de l’entreprise, pour prendre les bonnes décisions dans un niveau d’agitation correct. Être stratégique, être.

[00:02:26] Michel Godart: Agile et adaptable en fait.

[00:02:27] Annick Van Damme: Oui c’est ça, tout à fait.

[00:02:28] Michel Godart: Oui, parce que le monde change énormément et très, trè, vite.

[00:02:30] Annick Van Damme: C’est pour ça que je me dirige, je me spécialise dans la conduite du changement.

Depuis quand exerce-t-elle comme consultante ?

[00:02:34] Michel Godart: Ça fait depuis combien de temps que vous exercez cette activité comme consultante?

[00:02:38] Annick Van Damme: J’ai rejoint le cabinet fin 2021.

Expérience, collaborations et rencontres dans cette nouvelle activité

[00:02:40] Michel Godart: Près de quatre ans. Une belle expérience donc, des chouettes clients, des chouettes rencontres?

[00:02:44] Annick Van Damme: Oui, tout à fait. Je constate que, par exemple dans des universités ou dans des hautes écoles, les profils qui viennent de l’entreprise sont tout à fait complémentaires et que c’est là que j’ai pu trouver des collaborations intéressantes.

Quel impact cherche-t-elle à avoir ?

[00:02:57] Michel Godart: Et vous avez un impact?

[00:02:58] Annick Van Damme: J’aime beaucoup, oui, tout à fait. Et ils sont intéressés, tout comme moi je suis intéressé par ce niveau qui clairement est un niveau, je veux dire, qui peut faire changer les choses.

Qu’est-ce qui lui donne de l’énergie dans son travail ?

[00:03:06] Michel Godart: Ce qui est sympa c’est que votre sourire est apparu immédiatement quand vous avez parlé de ça, et là j’allais vous poser la question qu’est-ce qui vous donne de l’énergie? Mais je crois que je ma réponse, c’est ça qui vous donne de l’énergie?

[00:03:14] Annick Van Damme: Pouvoir prester, être en contact avec les personnes, oui, tout à fait.

[00:03:17] Michel Godart: Ok, super.

[00:03:17] Annick Van Damme: C’est ça qui est important, et qui a été compliqué en fait pendant la transition que j’ai faite, c’est de se retrouver seule. Plus seule, parce que je veux dire au niveau du cabinet on est une cinquantaine de personnes, on se voit deux fois par an, mais on est tous freelances et on travaille ensemble en fonction des missions qu’on remporte, qu’on va chercher nous-même. Moi, j’ai plus l’habitude de gérer des équipes et d’être en contact avec des équipes donc c’est un énorme changement que j’ai moi-même vécu, mais qui n’est pas terminé bien entendu.

[00:03:43] Michel Godart: La seule constante, c’est le changement.

Une première participation à la Journée Agile

[00:03:45] Annick Van Damme: Tout à fait.

[00:03:45] Michel Godart: Votre venue à la Journée Agile c’est la première?

[00:03:47] Annick Van Damme: Oui. Oui, oui, ça faisait partie du programme que le Cercle de Wallonie propose.

Le Cercle de Wallonie à l’origine de cette découverte

[00:03:52] Michel Godart: Parce que vous êtes membre?

[00:03:53] Annick Van Damme: Tout à fait. Et je trouvais que c’était une chouette opportunité, je connaissais la méthode, les principes de base. La conduite du changement c’est en fait la superposition d’une méthode d’accompagnement à la gestion de projet. Et donc la gestion de projet classique que je connais c’est une chose, mais c’est aussi important de connaître la gestion de projet agile, parce que cette gestion du changement peut être également superposée à la gestion de projet en mode agile. Et donc c’est important de comprendre le mode de fonctionnement pour pouvoir contribuer de manière optimale.

Gestion de projet classique et agile : pourquoi connaître les deux référentiels ?

[00:04:26] Michel Godart: C’est une force de connaître les anciennes méthodes de gestion de projet et de découvrir l’agile, et d’avoir la vue sur les deux, et de pouvoir bien les comparer?

[00:04:33] Annick Van Damme: C’est important parce que si vous travaillez avec les personnes, il faut savoir dans quel référentiel elles travaillent.

[00:04:38] Michel Godart: Elles évoluent.

[00:04:38] Annick Van Damme: Et elles évoluent. Tout à fait, c’est intéressant, important!

Qu’attendait-elle de la Journée Agile ?

[00:04:41] Michel Godart: Donc l’étincelle de la venue à la journée agile, c’est le Cercle de Wallonie (Annick Van Damme: Oui). C’est une invitation, vous vous retrouvez parmi nous, vous aviez une idée de ce que vous alliez venir voir? Vous aviez été voir le programme avant?

Philosophie, neurosciences et premières découvertes de la journée

[00:04:50] Annick Van Damme: Oui, j’avais sélectionné. Je voulais aller à un atelier, mais c’était complet j’ai pas couru assez vite. J’ai beaucoup aimé le speech d’introduction de Lyssa. Franchement, j’aime beaucoup quand il y a une dimension plus philosophique qui s’ajoute parce que ça fait réfléchir, ça c’était la première chose que j’ai vraiment appréciée. L’atelier que j’ai raté c’était celui sur les neurosciences, et comme ça fait partie de mes points d’intérêt aussi, j’ai fait une formation de coaching en neurosciences motivationnelles donc j’avais envie d’aller à cet atelier.

[00:05:19] Michel Godart: Mais j’ai une bonne nouvelle il propose une formation avec Pyxis.

[00:05:23] Annick Van Damme: Ah oui, je vais me renseigner…

[00:05:23] Michel Godart: Et c’est sur le site de Pyxis Belgique.

Le regard d’Annick sur les conférences et les apprentissages

[00:05:25] Annick Van Damme: D’accord, d’accord. Ensuite, du coup j’ai couru et je suis revenue pour voir la conférence de Thierry Croix. Très intéressante et très catégorique hein sur sa façon de voir les choses, c’est peut-être le moins qu’on puisse dire.

[00:05:36] Michel Godart: Mais moi j’ai fait des formations en storytelling avec lui, je vous assure c’est vraiment pertinent. Je recommande ces formations storytelling à tout le monde, et certainement à ceux qui comme moi font du podcast, c’est un art de prendre la parole et de savoir parler et d’être pertinent, et éloquent.

[00:05:49] Annick Van Damme: Tout à fait. Il y avait un très bon contenu, et puis voilà ça remet aussi les pendules à l’heure par rapport à certains concepts. Ensuite, je me suis fait embarquer dans le test des drones bien entendu, je me suis tellement acharnée à essayer de piloter l’engin que j’ai raté le début de la conférence suivante.

[00:06:04] Michel Godart: Notre ami Johan.

Voir concrètement comment on travaille en mode agile

[00:06:05] Annick Van Damme: « My Unusual Toolbox as a Scrum Master & Agile Coach ». J’ai vu la fin, mais j’ai vu que c’était enregistré donc ça c’est un plus aussi, je vais aller voir tout ce qu’il a expliqué parce que ça c’est vraiment, je pense, ça illustre la façon dont on travaille en mode agile, et c’est super intéressant de le voir de façon concrète. Je vais aller voir la rediffusion parce que c’est important. C’était très intéressant et il était très didactique, et dynamique aussi, et on voyait bien qu’il avait pratiqué, il y avait un outil qui le présentait, qui était Miro si je me souviens bien.

[00:06:34] Michel Godart: Oui, Miro Tout à fait

[00:06:35] Annick Van Damme: Oui, donc ça c’est aussi un truc que j’ai envie… En fait j’ai plein de pistes de choses à découvrir et c’est ce que j’aime beaucoup dans ma nouvelle vie en fait.

Une curiosité et une envie d’apprendre qui restent intactes

[00:06:41] Michel Godart: Annick Je vous observe, et je vois le sourire s’agrandir, les yeux briller, et le visage s’illuminer.

Le bilan d’Annick sur sa première Journée Agile

[00:06:46] Annick Van Damme: Oui j’aime bien d’apprendre, j’adore apprendre!

[00:06:46] Michel Godart: C’est fou quoi! On voit vraiment que vous prenez un plaisir fou à être aujourd’hui parmi nous et à découvrir le programme (Annick Van Damme: Oui tout à fait, vous me demandiez les points négatifs…). Limite il faudrait refaire la prochaine journée.

[00:06:54] Annick Van Damme: Ah oui je suis déjà en piste pour l’année prochaine. Vous me demandiez les points négatifs, je peux déjà vous dire que je n’en ai pas. J’ai passé une très, très bonne journée d’un point de vue intellectuel, et d’un point de vue rencontre c’était génial. Alors bon, il y a eu le lunch.

Un autre changement du jour : participer à son premier podcast

[00:07:05] Michel Godart: Et vous aurez fait votre premier podcast.

[00:07:07] Annick Van Damme: Et j’aurais fait mon premier podcast. Jonas m’a tiré par les cheveux pour venir jusqu’ici, j’exagère bien entendu mais…

[00:07:13] Jonas Benazzi: Ouais, j’aime bien faire sortir les gens de la zone de confort.

[00:07:16] Annick Van Damme: Oui c’est ça? Exact

[00:07:16] Jonas Benazzi: J’aime bien.

Sortir de sa zone de confort quand on accompagne soi-même le changement

[00:07:17] Michel Godart: Mais c’est aussi votre métier Annick?

[00:07:19] Annick Van Damme: Oui, oui, tout à fait. Mais on ne s’applique pas toujours de façon efficace.

[00:07:24] Michel Godart: Les cordonniers les moins biens chaussés (Annick Van Damme: Voilà les méthodes), oui je connais bien.

[00:07:25] Jonas Benazzi: Et ce qui m’intéresse dans tout ça, puisqu’on est dans le, finalement on est dans le débriefing de la journée. Et je trouve que, avec Yannick on est vraiment dans la bonne intervention pour cette clôture de journée parce que, quelque part la méthode agile accompagne aussi le changement.

[00:07:37] Michel Godart: Absolument, et est un changement en soi.

Quels sont les fondamentaux du change management et leur lien avec l’agilité ?

[00:07:39] Jonas Benazzi: Tout à fait. On a le témoignage d’Annick qui dit ben « Je pratiquais pas forcément la méthode agile, je venais aussi la découvrir ». Est-ce que on peut peut-être avoir un mot d’Annick sur les fondamentaux ben finalement du change management, de la gestion du changement? Et peut-être de faire aussi le lien avec ce qu’elle a vu aujourd’hui quoi?

Impliquer les personnes dans l’émergence de la solution

[00:07:55] Annick Van Damme: Pour moi le change management c’est l’accompagnement du volet humain du changement. Clairement, ce qui m’a frappé dans ce qu’on expliquait de la méthode agile, c’est que on implique énormément de personnes dans l’émergence de la solution en fait. Et ça c’est une des clés du changement, c’est d’impliquer les personnes.

Parties prenantes, engagement et solutions construites avec les équipes

[00:08:12] Michel Godart: Toutes les parties prenantes.

[00:08:13] Annick Van Damme: Ah oui. Parce que vous gagnez du temps, et vous gagnez de l’engagement parce que vous les impliquez dès le départ. Donc clairement, ou en tout cas une partie, une partie de l’équipe mais davantage que de venir avec une solution toute faite pour laquelle on dessine une feuille de route, un plan d’action.

[00:08:29] Michel Godart: Et qu’on ne suivra pas de toute façon.

[00:08:30] Annick Van Damme: Ça dépend. Je veux dire, il y en a qui sont très douées pour quand même faire avancer les choses. Dans ma vie antérieure c’était quelque chose de très important, on fixait une deadline et whatever it takes il fallait y être quoi. Je pense qu’il y a du bon là-dedans aussi hein? Je pense qu’il faudrait arriver à faire un mix des deux, ou en tout cas en tant que Change Manager s’adapter à la méthode qui est choisie par l’entreprise pour arriver à ce résultat.

Trente années de carrière en entreprise

[00:08:51] Michel Godart: Je peux poser une question indiscrète? Combien d’années de carrière vous avez?

[00:08:54] Annick Van Damme: 30 ans de carrière en entreprise dans deux multinationales en fait

L’expérience comme école du changement

[00:08:57] Michel Godart: Ça permet aussi de voir le recul que vous avez eu le temps de prendre pour observer les changements dans l’entreprise (Annick Van Damme: Oui), parce que plus on met des années d’expérience dans différentes entreprises et surtout dans des grands groupes, plus on observe, plus on est confronté à des changements. Et ces observations de changements sont la première école du changement.

[00:09:10] Annick Van Damme: Oui, tout à fait. Je veux dire, dans les multinationales dans lesquelles j’ai travaillé.

Réorganisations et transformations dans les grands groupes

[00:09:13] Michel Godart: Il y a des réorganisations régulières.

[00:09:15] Annick Van Damme: Oui, entre autres ben j’ai suivi pas mal de projets ERP. Changement d’ERP donc ça c’était quand même un changement de façon de travailler.

[00:09:22] Michel Godart: Assez conséquent oui.

[00:09:23] Annick Van Damme: D’optique etc. Parce que… Depuis, quand même plusieurs années en tout cas, dans les grands groupes la plupart du temps, on essaye d’éviter de trop adapter les ERP, on essaye de s’adapter à ce qui est dedans et de minimiser les modifications pour pouvoir suivre l’évolution et les upgrades de façon la plus fluide possible quoi!

L’humain doit-il s’adapter à l’outil… ou l’outil à l’humain ?

[00:09:43] Michel Godart: Est-ce que c’est pas un peu fou finalement de se dire qu’on demande à l’humain de s’adapter à l’outil, alors que l’outil devrait être au service de l’humain?

[00:09:48] Annick Van Damme: Oui mais bon, je veux dire ça dépend, si c’est vraiment pas bon à ce moment-là il faut qu’on réagisse et il faut qu’on connecte avec l’entreprise et qu’on dise voilà, dans votre prochaine version il va falloir repenser certaines choses quoi! Non, ça c’est sûr. C’est ça que je pense, les grandes entreprises ont cette possibilité, je pense, c’est de peser dans le développement des ERP de façon à ce qu’ils prennent en compte certaines choses qui ont peut-être été oubliées et qui vont émerger en fonction des spécificités de chacun quoi.

Quel est aujourd’hui le principal défi des leaders et managers face au changement ?

[00:10:14] Michel Godart: Dans votre carrière, c’est quoi le plus gros challenge que vous observez maintenant, à l’instant T, à cette période de vie, pour les leaders, pour les managers? C’est quoi le vrai challenge, quand on doit faire face à des changements?

[00:10:27] Annick Van Damme: Mais je pense que c’est justement de tenir compte des gens, du caractère humain.

Qu’est-ce qui rend le facteur humain si complexe ?

[00:10:31] Michel Godart: Qu’est-ce qu’est si compliqué chez l’humain?

[00:10:33] Annick Van Damme: Mais je pense pas que les gens soient si… Si, peut-être qu’ils sont compliqués mais en même temps, quand on les écoute et qu’on les comprend, on peut, on avance mieux.

Peut-on insuffler une culture d’entreprise sans commencer par écouter ?

[00:10:42] Michel Godart: Dans les comités de direction, le CIO, etc. Ou dans la culture d’entreprise qu’on essaie d’insuffler du haut vers le bas, comment ça peut marcher? Il faut d’abord écouter les gens! S’il n’y a pas un match entre ce que les gens pensent quand ils bossent pour vous, vous aurez beau insuffler autant que vous voulez, ça ne marchera pas.

Une expérience de transformation chez Thule en Allemagne

[00:10:55] Annick Van Damme: Oui tout à fait. Si je parle des choses que j’ai pu faire, dans ma vie antérieure comme je dis toujours, donc les cinq dernières années où j’ai travaillé pour le groupe Thule, j’étais directeur financier de la filiale en Allemagne, qui produit donc les coffres de toit pour le monde, sauf l’Amérique j’ai envie de dire, donc tous les coffres de toit pratiquement partent de là. Il y avait également toute la structure vente qui était également en place pour les territoires germanophones, c’était l’une des filiales les plus importantes du groupe. C’était un vrai challenge de débarquer au pied levé pour remplacer le directeur financier là-bas, et d’être, comment dire, introduite dans l’équipe vraiment, comme je dis au pied levé.

Le changement dans un environnement multiculturel

[00:11:33] Michel Godart: Sans compter qu’il y a un aspect très important, c’est quand c’est un grand groupe comme ça qui est réparti entre différents pays, il y a le côté multiculturel (Annick Van Damme: Tout à fait, oui, oui, oui) qui est important aussi.

[00:11:41] Annick Van Damme: C’est pour ça je dis « Écoutez les personnes », c’est sûr que, je vais dire, quand je suis arrivé, j’ai été à nouveau impliqué dans le Daily Business davantage que ce que je n’étais avant. Et donc j’ai dû aller rechercher les informations, j’ai eu la chance aussi de travailler avec mes équivalents en Suède et en Pologne qui avaient toutes deux des rôles particuliers aussi au niveau du groupe, j’avais des.

Partager l’information entre plusieurs pays et plusieurs équipes

[00:12:04] Michel Godart: Des partages d’informations?

[00:12:05] Annick Van Damme: Et des références très importantes. Et c’était ce qui était demandé, c’était de remettre en fait l’organisation dans la philosophie de reporting de l’entreprise quoi. On a fait une grosse réorganisation au niveau des comptes pour être en phase avec ce qui était demandé quoi.

De quelle réalisation Annick est-elle la plus fière ?

[00:12:21] Michel Godart: Qu’est-ce qui vous rend le plus fier? À ce jour…

[00:12:25] Annick Van Damme: Ah c’était cette mission-là, clairement

[00:12:26] Michel Godart: C’est cette mission-là, j’ai le sentiment hein? On entend, ouais, ouais.

Embarquer une équipe autour d’un problème à résoudre ensemble

[00:12:28] Annick Van Damme: J’ai adoré aussi la mentalité, l’accueil que j’ai reçu là-bas, c’était énorme. Je ne me suis pas posé beaucoup de questions avant d’y aller, bizarrement. Et une fois que j’y étais c’était… Mais je pense qu’il faut faire preuve d’ouverture par rapport aux personnes et avoir, voilà envie de les embarquer dans le fait de dire « Voilà, il y a un truc qui coince ici mais je ne vais pas pouvoir le faire tout seul, j’ai besoin de vous. Vous faites le daily business, après il va falloir la transformer en recette et l’envoyer et il faut qu’il y ait des choses correctes dedans donc, là maintenant, clairement, voilà le problème. Il faut qu’on trouve l’origine, les différentes origines qui ont créé le problème et puis qu’on nettoie tout et qu’on réorganise tout ». Et le fait d’avoir accès à une équipe qui a été partante pour me suivre, pour m’accompagner, je les ai accompagnés mais ils m’ont accompagné de la même façon (Michel Godart: C’est un échange, c’est un échange) j’ai envie de dire. C’est un vrai échange. Et d’avoir accès à ces deux ressources dans les deux autres pays c’était, on a vraiment bien communiqué et on a juste…. Je suis très fier d’avoir réussi cette mission-là. Je pense que c’est la première fois que j’ai réussi à l’exprimer à l’époque.

Son expérience pourrait-elle désormais en inspirer d’autres ?

[00:13:30] Michel Godart: Vous ne pensez pas qu’à l’heure actuelle, justement avec cette fierté, vous pourriez inspirer et partager vos connaissances? Qui sait, peut-être un jour prendre la parole ici en public et partagez votre expérience?

[00:13:40] Annick Van Damme: Ah peut-être, je ne sais pas si, oui, ça dépend il faut…

L’envie de transmettre ce qui a été appris au fil de la carrière

[00:13:43] Michel Godart: Ça vous traverse parfois l’esprit l’envie de partager l’acquis?

[00:13:46] Annick Van Damme: Je n’ai pas toujours conscience de l’impact que je peux avoir et de ce que ça peut apporter aux gens, ça, c’est…

[00:13:51] Michel Godart: À l’être humain est le plus sévère avec lui-même. Quelle drôle de bête!

[00:13:55] Annick Van Damme: Je sais quand je suis dans l’action, dans l’équipe, là je sais que je peux impacter clairement.

Connaître ses compétences… et apprendre à les raconter

[00:13:59] Michel Godart: Vous connaissez vos compétences et ce que vous savez faire

[00:14:00] Annick Van Damme: Mais de là, de là à les raconter, je sais pas parce que c’est parfois…

[00:14:03] Michel Godart: Ça pour inspirer des gens hein?

[00:14:05] Annick Van Damme: C’est parfois un peu technique, et c’est peut-être pas toujours ce qui intéresse le plus, je sais pas.

[00:14:08] Michel Godart: Hum vous seriez surprise. Allez, je sème une graine, travaillez sur cette graine et puis on se revoit dans quelques années et on y repense, on ne sait jamais.

La méthode ADKAR comme cadre structuré de conduite du changement

[00:14:14] Annick Van Damme: Pour moi la méthode qui est la plus structurée pour travailler c’est la méthode Adkar, qui a été mise au point par le cabinet Prosci aux Etats-Unis. C’est la partie vraiment change, on est bien d’accord, c’est pas une gestion de projet, c’est la gestion du change en parallèle du projet. Ce qui m’intéresse beaucoup dans cette méthode c’est qu’elle est vraiment structurée, et qu’elle donne des références claires à toute l’entreprise qui va travailler avec la méthode. Donc on a un langage, on va parler de la même chose, on va parler des mêmes étapes. Et naturellement ce qu’on met dans les différentes étapes, va varier en fonction des entreprises qu’on rencontre, c’est clair que…

ADKAR : une approche systémique, structurée et progressive ?

[00:14:46] Michel Godart: C’est une approche plus systémique?

[00:14:47] Annick Van Damme: C’est une approche structurée et progressive. Et qui va attaquer tous les aspects du changement de façon à augmenter le taux de réussite, ou garantir la réussite du projet quoi. Et donc les cinq étapes : la première étape c’est vraiment de sensibiliser les personnes à la nécessité du changement, pas uniquement leur expliquer qu’il va y avoir un changement sans vraiment leur expliquer. Et si on peut bien entendu les impliquer dans le design du process, c’est encore mieux, et on gagne du temps. Dans tout ça ben apparait tout ce qui est anticiper et gérer les résistances tout au long du projet bien entendu. Dans la deuxième étape ben c’est l’engagement des équipes, enfin c’est le D du Desire, c’est vraiment…

Comment créer l’envie de devenir partie prenante du changement ?

[00:15:26] Michel Godart: Jouer sur les motivations?

[00:15:27] Annick Van Damme: Donner l’envie aux personnes d’être partie prenante au projet. Et ça c’est, en parallèle avec la mission dont on parlait avant, parce que ça c’était vraiment quelque chose que j’ai réussi, je pense, enfin je veux dire qu’on a réussi à faire ensemble avec l’équipe, c’était d’être motivé pour arriver. Et je vais dire, je n’avais pas les notions à l’époque en fait, c’est ça que j’aime bien maintenant, c’est de mettre une structure sur ce qu’il y a moyen de faire, une méthode de façon à pouvoir être plus percutante quand on travaille en entreprise, en tant que consultante quoi.

Après trente ans de carrière, continuer à apprendre

[00:15:55] Michel Godart: Si je peux me permettre, je vous sens curieuse et dans l’envie d’apprendre.

De la direction financière à l’intelligence collective et au codéveloppement

[00:15:59] Annick Van Damme: Oui, oui, tout à fait. C’est marrant parce que, je vais dire après mes 30 ans en tant que, dont une vingtaine en tant que directeur financier, ben j’ai en fait un peu viré ma cuti et je me suis réorienté vers des choses qui sont plus méthodes d’intelligence collective. Mon dada par exemple c’est le codéveloppement professionnel, c’est des choses où on voit qu’on peut insuffler une dynamique dans un groupe et ça c’est précieux.

Expérience, transmission et confrontation des points de vue

[00:16:20] Michel Godart: On sent qu’il y a de la passion, l’étincelle, l’envie d’apprendre, envie de partager peut-être naissante. Moi, ça m’a juste donné envie de se dire « Bah peut-être une fois qu’on devrais se revoir et faire un podcast d’une demi-heure » (Annick Van Damme: Avec plaisir). Je crois que vous avez, avec votre carrière, beaucoup de choses à partager. C’est une vision aussi qui peut être différente en fonction du parcours de carrière et le nombre d’années de carrière, on peut avoir une perception qui est tellement différente qu’on peut confronter les points de vue.

[00:16:38] Annick Van Damme: Mais on peut comprendre, tout comme je comprends Adkar, que je comprends la façon d’animer une séance de codéveloppement, ce qui se passe sur le terrain. On ne le connaît pas à l’avance, et donc c’est clair qu’il faut bien connaître la méthode mais il faut être flexible assez pour s’adapter aux personnes qui, qu’on rencontrent et qui nous…

Adaptabilité et valeur de l’expérience intergénérationnelle

[00:16:55] Michel Godart: Mais c’est ça, l’adaptabilité ce n’est pas seulement s’intéresser à ce qui est nouveau, c’est parfois aussi tenir compte d’un historique de choses qu’on a appris sur le long terme. C’est comme nous disait un prof d’histoire excellent, c’est des cycles, c’est des up and down, c’est des répétitions de choses. Et donc quand on passe dans un cycle mais que on est dans la courbe montante ou descendante sur une phase et qu’on apprend des choses, si on n’a pas l’intelligence de s’inspirer des personnes avec plus d’années d’expérience derrière pour essayer de comprendre l’autre forme de la courbe qu’on n’a pas vue parce qu’on n’y était pas, ben on rate une partie du scénario et du film. Donc je me dis que ça peut être intéressant de comparer les points de vue intergénérationnels dans les entreprises et de comparer ces expériences, d’autant plus avec une personne comme vous qui s’intéresse aux nouvelles méthodologies, qui ne reste pas dans sa zone de confort sur le passé. Et ça je dois dire, chapeau.

[00:17:35] Annick Van Damme: Merci, C’est pas évident mais… J’essaye.

Le mot de la fin de Jonas Benazzi

[00:17:38] Michel Godart: Un petit mot de la fin? Jonas?

[00:17:39] Jonas Benazzi: Non, peut-être juste un merci. Un merci global vu que c’est le, c’est le podcast de la fin, alors merci.

Clôture du dernier podcast de la Journée Agile

[00:17:44] Michel Godart: Et le dernier podcast de la journée!

[00:17:46] Jonas Benazzi: Mais oui, mais oui! Oui, je dis le podcast de la fin, on dirait que c’est tragique mais il y en aura d’autres. Merci Annick pour ton témoignage. Merci Michel d’avoir couvert, il y a pas mal d’épisodes je pense, qui ont été tournés finalement aujourd’hui.

[00:17:56] Michel Godart: Moins que les autres années parce que j’étais plus long (Jonas Benazzi: Oui, oui), on a pris plus de temps. J’ai pris le mode chill, relax et…

Remerciements à Pyxis et à l’équipe de la Journée Agile

[00:18:01] Jonas Benazzi: Ça crée encore plus de valeur je crois, donc c’est top. Et puis je pense qu’on peut saluer Pyxis. Et toute l’équipe parce qu’ils ont fait un boulot de malade quoi.

[00:18:07] Michel Godart: Les bénévoles, les bénévoles franchement c’est des gens mais avec une dévotion, et une gentillesse, et un cœur mais grand : comme ça.

[00:18:13] Jonas Benazzi: Bravo à eux. A bientôt hein!

Conclusion de l’épisode

[00:18:15] Michel Godart: Merci.

[00:18:15] Annick Van Damme: Merci à vous deux en tout cas.

Via Blubrry :